Le nombre de personnes en situation de handicap occupant un poste dans l’une des trois fonctions publiques continue de progresser, à pas comptés. Mais le bilan 2020 du FIPHFP a permis, outre ce satisfecit, de pointer les conséquences non négligeables de la crise sanitaire sur l’organisation du travail.

Le retour au travail ne s’effectuera pas comme si rien ne s’était passé. L’avertissement émane d’Hélène Bérenguier, directrice adjointe du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Lors de la présentation des chiffres de 2020 de cette institution, qui aide à l’embauche et au maintien dans l’emploi de personnes handicapées dans les fonctions publiques territoriale, hospitalière et d’Etat, elle a invité les managers à se montrer à l’écoute des besoins spécifiques de ces personnes, qui ont pu se trouver particulièrement déstabilisées par le travail à domicile devenu obligatoire. Elle a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de poursuivre les formations aux outils de communication à distance, persuadée que le retour en arrière sur leur utilisation ne se produirait pas.

Une situation stable

Outre ce bilan de la crise sanitaire sur le plan des ressources humaines, la présentation des résultats 2020 du FIPHFP, ce 28 septembre, témoigne d’une relative stabilité du taux d’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique (5,58 %, contre 5,52 % en 2019). Cela représente 261 000 personnes. La meilleure élève reste la fonction publique territoriale (6,70 %), suivie par la fonction publique hospitalière (5,54 %). Avec ses 4,67 % (95 000 personnes), la fonction publique d’Etat arrive en dernière position, tirée vers le bas par l’Education nationale qui n’embauche que 3,50 % de personnes handicapées.

Enfin, contrairement à nombre d’années précédentes, aucune inquiétude particulière n’a été perceptible quant à l’avenir économique de l’institution, qui présente pour 2020 un budget équilibré. Les quatre priorités affichées pour l’avenir tiennent au déploiement de l’emploi accompagné, au développement du recours à l’apprentissage, et à la prise en compte des besoins spécifiques des personnes autistes ou atteintes de troubles psychiques.